L'histoire et le prologue



<< Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. >>

Rejetée par celui qu'elle aime passionément, Magaly ne s'en relèvre pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle reprendre le goût de la pâle existence d'humaine ? Mais il faut vivre, mais Magaly n'a de goût pour rien, sinon le danger. Elle entend la voix d'Edward, éprouve l'illusion de sa présence. Comme si une part de son être était resté pour ne pas l'abandonner, comme s'il tenait encore à elle.
 Néanmoins, il en restera toujours que le plus pire des dangers auquelle elle n'avait penser continuera à rôder autours d'elle. Parviendra-t-elle à l'éviter ? A quel prix ?


 


On aurait dit que j'étais prise au piège dans l'un de ses cauchemards où tu as beau courir mais tu n'avances pas, où tu as beau crier mais aucun sons ne parvient. J'avais beau courir au point d'avoir l'impression que mes poumons explosaient, j'avais beau dépasser sans scrupule ce qui se dressait sur mon chemin, mais je n'avançais pas plus. J'avais beau crier du peu de voix qu'il me restait, je n'arrivais plus à créer un seul son. A bout de souffle, je continuais néanmoins ce que j'avais entreprit, mais la forte impression que mes efforts soient réduits à néan n'empêchait pas les grandes aiguilles de continuer leur route acharnée, se rapprochant inexorablement à chaque seconde plus près de la fin - la fin de tout.
Au contraire d'un mauvais songe, ce n'était pas pour sauver ma peau que je courais sans relâche, mais pour quelque chose d'infiniment plus important. Ma propre survie de pesait rien à mes yeux, ce jour-là.
 Selon Alice, nous avions peu de chance de nous en sortir. Si elle n'avait pas été piégée par la présence de ces rayons qui pourtant, ne devaient pas apparaître en cette saison, nous aurions pus sauver tout. La force de continuer ne s'affaissait pas, je ne manquais pas de pousser continuellement, je n'avançais pas plus, à l'inverse, je ne cessais de me relever, engoufrée par la masse importante et destabilisante qui me secouait, qui me faisait perdre pied.
 Ce fut lorsque l'heure où la cloche sonna l'heure fatadique, produisant des vibrations sous la plante de mes pieds maladroits, que je compris que peu m'importe que nous fussions cernés par des ennemis extraordinairement plus fort ou entrain d'affronter l'existence, cela n'empêcherait pas un destin sanglant d'attendre dans la coulisse. Car en échouant, je perdais toute envie de vivre.
 Le deuxième coup rententit, marquant enfin la fin.

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Dernière mise à jour de cette page le 31/10/2008
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